LE qi gong chez WuXingDao

Shiatsu traditionnel sur le côté

Ah parce que le qi gong et le taiji, c’est différent ? 

Il y a bel et bien une différence entre le taiji quan (ou tai chi chuan) et le qi gong. Je vous parle plus précisément de l’origine martiale du taiji sur cette page mais il n’est pas à dissocier de la pratique du qi gong qui permet de cultiver la circulation du ki. 

Le taiji est comme un arbre. Si tu le nourris, il grandira. Mais il restera un arbre en pot sans le qi gong. Il pourra être renversé. Si tu plantes l’arbre dans le sol, il prendra racine et emmènera ton qi vers tes pieds. Le taiji emmène ton qi vers le haut et le fait circuler.

GM Ip Tai Tak

Qi gong, daoyin, do in, de quoi parle-t-on ?

Do-in et Daoyin, en japonais et en chinois

Ces deux thermes font référence à une pratique traditionnelle qui consiste à prendre soin de son corps (et donc de l’esprit !) par divers exercices d’étirements, d’automassages, de percussions, de mouvements répétés…

Les caractères utilisés pour décrire cet art sont : 導引 et se lisent « do in » en japonais, « dao yin » en chinois. Le premier idéogramme a le sens de « guider, diriger, conduire » et le second, celui de « tirer, étirer ». Le Do in ou daoyin serait donc l’art d’étirer le corps afin de guider et de permettre la circulation du ki.

Parfois aussi appelé « Yoga japonais », il s’agit d’un ensemble dynamique d’exercices qui ont pour but, communément avec la pratique indienne du yoga, d’améliorer la souplesse du corps, des articulation, de résorber les obstruction de circulation du ki afin de préserver au mieux la bonne santé du corps. 

En pratiquant le do in régulièrement, vous êtes acteur et œuvrez pour votre bien être et de votre santé =)

Horloge circadienne

Le qi gong, une gymnastique énergétique

Une origine millénaire

Il y a bien des légendes et des histoires circulant autour de la génèse du qi gong, notamment celle du moine Bouddhiste Bodhidharma qui aurait amené créé deux séries d’exercices inspirés des traditions physiques bouddhistes et taoïstes : le Yi Jin Jing et le Ba Duan Jin aux alentours du V° siècle. 

Si la véracité de la légende peut être remise en question, il est néanmoins certain que la tradition des exercices corporels existe dans la tradition taoïste, bouddhiste et confucianiste, et ce depuis les origines de ces courants de pensée. Pratiqué de façon confidentielle au début, elle gagne en popularité à mesure que le temps avance, jusqu’au XX siècle où la population se met à pratiquer le qi gong, allant même jusqu’à être recommandé par le parti communiste de Mao. Après le sombre passage de la révolution culturelle où le qi gong a été interdit comme de nombreux arts traditionnels, il a regagné ses lettres de noblesse et est maintenant pratiqué dans de nombreuses écoles, universités, centres de santé et parmi la population. 

fondements de la pratique : la théorie des cinq mouvements

Inspiré des théories de la médecine traditionnelle Chinoise, le qi gong se repose notamment sur la théorie conceptuelle du yin-yang, mais également sur celle des cinq mouvements, ou cinq dynamiques, ou encore des cinq éléments. Voyons brièvement de quoi il s’agit. 

Yin-Yang

Une erreur que l’on retrouve souvent dans les idées reçues à propos de la pensée chinoise est qu’elle serait binaire, articulée autour d’un concept de dualité entre yin et yang, ombre et lumière, bien et mal, avec cette idée mise en avant par le symbole ci contre que dans toute part de yin réside un germe de yang et inversement. 

Le concept de yin-yang et de toute la pensée chinoise est en réalité ternaire, composée du yin, du yang, et de l’interaction des deux, le vide médian, qui crée la vie et anime toutes les choses. 

Le Dao engendre le Un ; le Un engendre le Deux ; le Deux engendre le Trois ; le Trois engendre les 10.000 êtres ; les 10.000 êtres s’adossent au yin et embrassent le yang ; l’harmonie nait au souffle du vide médian.

Laozi